Coffee & lifestyle nantais

Café de spécialité, coffee shops, portraits, belles adresses, food : le blog d’une flâneuse urbaine

Lors de mon dernier passage à Sancerre, j’étais restée sur une petite frustration : Fleur de Café, le torréfacteur que j’avais très envie de découvrir était fermé. Cette fois-ci, j’avais donc bien l’intention de retenter ma chance.

Mais avant de partir à la recherche d’une bonne tasse, nous avions prévu un déjeuner en famille à La Fleur de Vigne, une toute nouvelle adresse sancerroise.

Je ne le savais pas encore, mais ces deux étapes de ma journée avaient un petit quelque chose en commun.

Direction donc La Fleur de Vigne, une toute jeune adresse installée dans l’ancienne Auberge Joseph Mellot.

Pour l’instant, le décor de l’ancienne auberge est toujours là : carrelage noir et blanc, boiseries, murs jaunes… un ensemble un peu dans son jus qui contraste assez joliment avec ce qui arrive dans les assiettes.

La cuisine de La Fleur de Vigne se veut bistronomique, avec des influences franco-japonaises. À midi, une formule entrée-plat-dessert est proposée à 36 euros.

Et franchement, ce fut une très belle découverte.

D’abord par l’accueil : souriant, attentionné, chaleureux sans en faire trop. Puis par les assiettes, raffinées mais pas précieuses, et surtout très justes dans leurs proportions. Ni trop, ni trop peu. À la fin du repas, j’avais mangé exactement ce qu’il fallait.

J’ai commencé par un tartare de daurade royale, avec aneth, combava, stracciatella, concombre, fenouil, oignon frit et poivre Timut. Une entrée fraîche, délicate, avec plein de petits contrastes de goûts et de textures.

Pour suivre, j’avais choisi le maigre rôti aux herbes de Provence, accompagné de pommes de terre au romarin, chou pointu aux anchois, tomates confites et olives, le tout avec une sauce au vin blanc safranée.

Là encore, beaucoup de finesse et surtout de très beaux équilibres. Rien ne venait écraser le reste.

Une coupe de crémant pour moi, un verre de Sancerre rouge pour mon frère, et au passage une mention spéciale au pain, vraiment excellent. Oui, je fais partie des gens qui remarquent le pain au restaurant !

Restait le dessert.

Une pêche Melba, mais pas tout à fait

J’avais choisi la pêche Melba, mais dans une version assez éloignée de celle que l’on imagine spontanément.

Pêche, basilic, meringue française, glace vanille-amaretti, framboise au vin rouge et croustillant aux amandes : les fondamentaux étaient toujours là, mais complètement retravaillés.

Très joli, très bon et, une fois encore, sans lourdeur.

Bref, un repas qui m’a beaucoup plu, notamment parce qu’il ne cherchait jamais à en faire trop. De beaux produits, de la précision, quelques associations plus inattendues et ce sentiment, à chaque assiette, que tout était à sa place.

Puis est arrivé le moment du café.

Ma mère en a commandé un.

Moi, non : parce que j’avais un plan.

Cette fois, Fleur de Café sera ouvert !

Après le déjeuner, nous avons donc tranquillement pris la direction de Fleur de Café.

J’avais vérifié les horaires et, cette fois, pas question de trouver porte close !

Boris nous accueille très chaleureusement et la conversation s’engage rapidement. Ici, on est chez un torréfacteur, et forcément, j’ai envie de regarder les paquets, le matériel, de poser des questions… bref, je suis dans mon élément.

J’étais arrivée avec une envie bien précise : un cold brew, que je vois sur la carte.

Mais, il n’y en avait plus, j’arrivais trop tard ! Bon, il allait falloir improviser.

Et c’est ainsi que je me suis retrouvée devant un affogato.

Il y a pire comme contrariété.

Une excellente glace artisanale, un très bon café versé dessus, dont, évidemment, j’ai complètement oublié de noter la référence parce que j’étais trop occupée à discuter, et au final un affogato absolument délicieux., vraiment absolument délicieux !

Le cold brew attendra une prochaine visite.

Et soudain, la boucle est bouclée

C’est en discutant avec Boris que la journée prend une petite tournure amusante. Je lui raconte que nous venons de déjeuner à La Fleur de Vigne. Et j’apprends alors que le café servi au restaurant vient de chez lui.

Donc, pendant que ma mère buvait son café à La Fleur de Vigne, moi je l’avais volontairement refusé pour aller boire un café chez Fleur de Café…

…sans savoir qu’il s’agissait précisément du même torréfacteur.

J’étais littéralement en train de remonter à la source.

Boris m’explique également que La Fleur de Vigne est loin d’être la seule adresse : plusieurs bonnes tables de Sancerre travaillent avec ses cafés, ainsi que certains salons de thé.

Et ça, forcément, ça me plaît.

Parce qu’au-delà d’une bonne tasse, il y a ce réseau parfois invisible entre les artisans, les restaurateurs et les produits que l’on retrouve dans nos assiettes ou nos verres.

On peut boire un café à la fin d’un repas sans se demander une seconde d’où il vient. Et puis, quelques rues plus loin, rencontrer celui qui l’a torréfié.

Deux fleurs et un joli hasard

Finalement, cette journée à Sancerre aura été une jolie histoire de fleurs : La Fleur de Vigne d’abord, Fleur de Café ensuite.

Deux adresses que j’avais prévu de découvrir l’une après l’autre, sans savoir qu’elles étaient déjà reliées.

Et moi qui pensais simplement aller déjeuner puis boire un bon café, je suis repartie avec ce que j’aime finalement le plus raconter ici : une assiette, une tasse, et les gens derrière.

Avec, tout de même, une mission encore inachevée : goûter ce fameux cold brew.

Il faudra donc revenir à Sancerre. Quel sacrifice, ahlalala…. ☕😉

Restaurant la Fleur de Vigne

Instagram Fleur de Café et Site Fleur de café

Merci d’avoir lu jusqu’au bout.

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