Coffee & lifestyle nantais

Café de spécialité, coffee shops, portraits, belles adresses, food : le blog d’une flâneuse urbaine
Il y a eu la bande. Celle de Paris, celle de Dijon, celle de Besançon. Pas un groupe au sens fermé, pas une case. Quelque chose de plus flou, de plus vivant.


Il y a eu la bande. Celle de Paris, celle de Dijon, celle de Besançon.

Pas un groupe au sens fermé, pas une case. Quelque chose de plus flou, de plus vivant.


On ne se demandait pas vraiment qui en faisait partie.

On se retrouvait, dans les concerts, dans les squats, dans ces lieux qui n’étaient jamais vraiment faits pour durer.

Le squat de Palikao, L’Usine, des lieux alternatifs… Des endroits un peu bruts, un peu bancals, mais pleins.

Plein de monde, plein de bruit, plein de vie.


A Paris, on appelait ça la Raya. Pas besoin d’en dire plus, quand on y était, on savait.

Il y avait quelque chose de simple : on existait ensemble.

Sans hiérarchie, sans mise en scène, on n’était pas là pour être vus.
On était là pour vivre.


Les groupes

Il y avait les concerts.

Ceux des Bérurier Noir, de Ludwig von 88.

Mais pas seulement. Il y avait aussi Les Endimanchés. Et tant d’autres encore.

Des groupes qu’on suivait, qu’on croisait, avec qui on partageait plus que de la musique : il n’y avait pas de distance.

Pas de star, pas de barrière : ça circulait.


Entre scène et vie

On passait d’un endroit à l’autre.

Devant la scène, dans la salle, derrière le bar, dans un coin à discuter, dehors à prendre l’air.

Tout était mélangé. Les groupes, le public, les amis, les inconnus.

On ne séparait pas.


Les liens (Paris-Dijon-Besançon)

Ce qui comptait, ce n’était pas seulement la musique.

C’était les liens, les regards qui se reconnaissent, les discussions qui commencent sans raison, les nuits qui continuent ailleurs.

Et parfois, on finissait tous au même endroit.

À dormir là, comme on pouvait, les uns à côté des autres, comme des frères et sœurs, sans se poser de questions, juste parce que c’était évident.


Sans projet

On ne construisait rien, on ne pensait pas en termes d’avenir, on ne cherchait pas à capitaliser.

On vivait, et ça suffisait.


Ce que ça m’a appris

Avec le recul, je comprends mieux. La bande, ce n’était pas juste un moment.

C’était une manière d’être au monde :

  • Être avec.
  • Être là.
  • Sans calcul.
  • Faire confiance à ce qui se passe.

Aujourd’hui

Aujourd’hui, j’entre dans un café.

Et parfois, je retrouve ça, pas à grande échelle, pas dans le bruit. Mais dans les détails.

Une discussion qui s’installe, un lieu où les gens se connaissent, un lien qui se crée sans qu’on le force.


Ce qui reste

La bande n’existe plus comme avant, mais ce qu’elle portait est toujours là.

Dans les endroits où quelque chose circule encore, dans les lieux où on ne fait pas semblant, dans les moments où les gens sont vraiment présents.


La bande, ce n’était pas un groupe.

C’était une façon d’exister ensemble.


Et aujourd’hui encore, c’est ça que je cherche : des endroits où les gens sont vraiment là, ensemble.


Merci d’avoir lu jusqu’au bout.

Et n’hésitez pas à commenter et partager !

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