Coffee & lifestyle nantais

Café de spécialité, coffee shops, portraits, belles adresses, food : le blog d’une flâneuse urbaine

J’ai décidé de partir sur une mini-série d’articles, issu de :

« Pendant que le monde faisait du bruit »

Aujourd’hui 1) Les Nuits

2) La Bande

3) Derrière le bar

4) Faire du bruit

5) Ce qui reste

Il y a eu les nuits.

Pas celles qu’on raconte facilement, pas celles qu’on planifie, mais celles qui débordent, celles qui commencent sans vraiment savoir où elles vont finir.

Le bruit, les corps, la vie…

Dans les années 80, il y avait le rock alternatif.

Pas un décor, pas une tendance, mais un endroit où vivre.

Les concerts, squats, salles trop pleines, la musique trop forte.

Les corps qui se percutent, se repoussent, se rattrapent. La chaleur, la sueur, l’énergie.

Les concerts des Bérurier Noir, de Ludwig von 88, et tellement d’autres…

On ne regardait pas : on était dedans, à fond !

La bande

On faisait partie de la bande, la « Raya » à Paris, il n’y avait pas besoin d’expliquer, ça circulait.

Une manière d’être là, ensemble, sans posture, sans stratégie. Juste vivre.

On ne cherchait pas à se montrer, on ne cherchait pas à construire quelque chose, mais on était là.

Derrière et devant

Parfois dans la foule, parfois derrière le bar.

Une péniche café-concert à Besançon où je servais des verres, je décapsulais des bouteilles de bières, j’essuyais le comptoir, je regardais.

Et puis le concert finissait, ou recommençait autrement.

Les groupes restaient : on parlait, on fumait, on buvait, on riait.

Il n’y avait plus vraiment de séparation, plus de scène, plus de public.

Juste des gens.

L’intensité

C’était intense. Pas réfléchi, pas mesuré.

Intense dans le corps, dans la fatigue, dans les rencontres.

On ne se demandait pas ce que ça allait donner. On vivait, avec tout.

Ce que je n’ai pas quitté

Avec le temps, les nuits se sont espacées. Le monde a changé : plus rapide, plus cadré.

Mais quelque chose est resté : cette manière d’être là.
Complètement. Cette attention, presque physique, cette présence.


Aujourd’hui

Aujourd’hui, j’entre dans un café. Et parfois, je retrouve ça.

Pas le bruit, pas les pogos, mais l’intensité.

Une main qui ajuste une mouture, un regard concentré, un geste répété.

Ce n’est pas spectaculaire, mais c’est entier.

Ce qui reste

Je crois que je n’ai jamais quitté ces nuits, je les ai déplacées.

Avant, elles passaient par le bruit, la musique, les corps.
Aujourd’hui, elles passent par les gestes, les lieux, les mots.

Mais au fond, c’est la même chose :

  • La mĂŞme exigence.
  • La mĂŞme sincĂ©ritĂ©.
  • La mĂŞme envie de vivre vraiment.

🌙

Oui, il y a eu les nuits.

Elles ne sont pas finies : elles ont juste changé de forme.


Avant, je vivais les nuits dans le bruit.

Aujourd’hui, je les retrouve dans le silence d’un geste juste.


Merci d’avoir lu jusqu’au bout.

Et n’hésitez pas à commenter et partager !

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2 réponses à « 🌙 Les Nuits »

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